Birdie élève seule sa fille de deux ans, Emaleen, en Alaska.
Un jour où la fillette se perd dans les bois, elle est secourue par Arthur, un homme taciturne qui vit en ermite dans une cabane et que la plupart des gens évitent. En dépit des avertissements, Birdie décide de s’installer avec sa fille chez Arthur. Mais peu à peu, Arthur adopte un comportement étrange : il disparaît sans prévenir, ne revient parfois pas avant plusieurs jours.
Birdie comprend alors qu’un sombre secret régit sa vie, un secret qui fait écho à la nature sauvage de l’Alaska, aussi dangereuse que magnifique.
"L'horizon est calciné. Dans l'ancien brûlis, tu t'échines. L'air ondule sur ta parcelle. La chaleur est inhumaine. Pire chaque été. Tu pries pour tes arbres. Plantes de plus belle. Laisses ta fille à ses expériences charnelles."
Thalie, 16 ans, vit dans une Cité sous haute surveillance du Québec, survolée par des drones et encerclée par un Mur que nul n'a le droit de franchir. Chaque printemps, sa mère s'aventure pourtant au-delà de la frontière. Elle disparaît pendant de longs mois pour reboiser le Nord du pays. Cette année, Thalie obtient le droit de l'accompagner.
Loin de toute forme de civilisation, l'adolescente découvre un monde insoupçonné, où la nature est omniprésente, où la sororité règne, où tout semble encore possible... Très beau roman d'émancipation dans un monde qui court à sa perte, incarné par des personnages inoubliables.
Après le succès fulgurant de "Mon mari" Maud Ventura signe un deuxième roman d'une cruauté délicieuse, impossible à lâcher, entre le tragique et le comique.
À 32 ans, Cléo est l'une des femmes les plus célèbres au monde. Réfugiée sur une île déserte loin des paparazzi, elle croit pouvoir enfin respirer et oublier. Mais on n'échappe pas à ses propres secrets. Alors, Cléo remonte le fil : les débuts, l'ambition féroce, l'ascension vertigineuse... et ces derniers mois où tout a basculé. Comment a-t-elle pu perdre le contrôle à ce point ?
" Une lecture jouissive sur ce monstre tant convoité qu'est la célébrité. "
« Les bouchères » - Une vengeance à l'humour tranchant. Anne a repris la boucherie paternelle à Rouen, son père est mort l’année précédente et elle souhaite faire de cette enseigne un lieu qui magnifiera la matière, le savoir faire et où s’exprimeront les caractères de celles qui la feront vivre. Cette boucherie sera une boucherie de bouchères, un défi puisque ce métier est depuis toujours la chasse gardée des hommes et dans l’inconscient collectif une boucherie est tenue par un boucher. Ce seront elles, Anne, Stacey et Michèle qui trancheront, découperont et transformeront cette enseigne à leur image. Derrière le billot, elles arborent leurs ongle pailletés et leurs avant bras musclés. L’amour du métier a réuni ces trois femmes mais elles seules savent ce qui les lie plus profondément, un passé qui ne passe pas et qui se rappelle bien malgré elles à elles. Quand certains notables s’évaporent sans laisser de traces, les regards se tournent vers la boucherie. Un roman féministe explosif et jubilatoire.
Cinquante ans, un cap difficile à passer, et particulièrement pour le professeur Sacerdoti, écrivain et universitaire de renom, qui subit, pour avoir cité en cours une phrase misogyne de Flaubert, une accusation d’antiféminisme. Sa désinvolture affichée ne fait qu’aggraver son cas. Honni par des influenceuses et des centaines de followers, rayé du monde universitaire, il choisit de se retirer dans un isolement dédaigneux. Célibataire et sans enfant, la solitude ne lui a jamais fait peur.
Mais le hasard vient le débusquer car, de façon inattendue, on lui assigne le rôle de tuteur d’un lointain petit cousin désormais orphelin. Le parallèle avec sa propre vie s’impose. Apprivoiser le petit garçon s’avère difficile, mais peu à peu l’enfant finit par s’attacher à son tuteur et Sacerdoti prend goût à son nouveau rôle.
La France de 1834 est une poudrière. La monarchie réprime de plus en plus durement les émeutes qui gagnent le pays. À Paris, au milieu de la nuit du 14 avril, l'armée abat les habitants d'un immeuble situé au 12 de la rue Transnonain. Un repaire d'insurgés ? Les victimes sont pourtant des vieillards, des femmes, des enfants...
Une paire de bas gît au fond d'un des lits tachés de sang ; ils appartiennent à une fille des rues portée disparue. Elle sait.Le préfet de police lance l'agent Joseph Lutz sur ses traces.
Deux cents ans après les faits, Jérôme Chantreau rouvre ce dossier criminel. Il mène l'enquête, redonne vie aux protagonistes de l'un des faits divers les plus tragiques de la capitale et leur rend justice.
D’une fantaisie irrésistible, "Alors c’est bien" offre un regard sensible et inattendu sur la perte et la filiation. C’est aussi l’hommage de l’artiste Clémentine Mélois à son père, artiste et bricoleur de génie qui lui a transmis son humour inquiet, son amour des mots et son vital élan de création.
Alors qu’il vit ses derniers jours, ses filles reviennent dans leur maison d’enfance. En compagnie de leur mère, des amis, des voisins, elles vont faire de sa mort une fête, et de son enterrement une œuvre d’art. Périple en Bretagne pour faire émailler la croix, customisation du cercueil, préparatifs d’une cérémonie digne d’un concert au Stade de France : l’autrice raconte cette période irréelle et l’histoire de ce père hors du commun dont la voix éclaire le récit.
Nous sommes au Havre dans les années 80, Anna la narratrice y vit avec sa sœur aînée Irène et sa mère Maud. Leur beau-père Jacques y débarque de temps en temps mais sa vie professionnelle se déroule à Abidjan en côte d’Ivoire où il possède une entreprise de location de machines et véhicules de travaux. C’est un homme malade et il n’est pas fait mystère de sa fin tragique au début du récit. Anna regarde cet homme fantasque, solaire, imprévisible, très aimant et parfois très inquiétant qui a colonisé leur vie. Quand il débarque au Havre pour Noël Jacques achète chez un antiquaire toute une série de meubles dont un appelé « Bonheur du jour » et un piano à queue alors que personne ne fait de la musique au sein de cette famille. Le chèque est en bois et la mère des filles tentera de rendre le mobilier sans succès. On comprend dès les premières pages que Jacques est une sorte de flambeur sympathique qui danse sur un volcan et entraîne toute la maisonnée dans sa folie des grandeurs. Il promet la reprise de ses affaires en côte d’Ivoire mais part sans laisser de nouvelles ou au contraire parce qu’il veut faire famille et qu’il aime profondément sa nouvelle famille, il réaménage complètement sa maison à Abidjan dans l’espoir de l’installation de sa femme et de ses belle-filles. Homme de la démesure, perdant attachant, Anna la narratrice tente de raconter sa vie avec Jacques sans jamais le juger, aimantée par ce personnage hors norme dont elle se méfie mais qu’elle ne peut abandonner. Et on le devine, elle restera marquée à vie par le passage dans la sienne de ce personnage de perdant magnifique.
Un fils écrit à sa mère une lettre qu’elle ne lira jamais.
Née d’un soldat américain et d’une paysanne vietnamienne, elle est analphabète, parle à peine anglais et travaille dans un salon de manucure aux États-Unis.
Elle est le produit d’une guerre oubliée. Refusant le silence, son fils retrace leur histoire familiale avec une urgence et une grâce stupéfiantes : sa grand-mère traumatisée par les bombes, les poings durs de sa mère contre son corps d’enfant, son premier amour marqué d’un sceau funeste.
Mais aussi la tendresse et les rires, la découverte du désir, de son homosexualité et, plus que tout, du pouvoir rédempteur des mots.
Inti Flynn, une jeune biologiste, arrive en Écosse pour diriger une équipe de scientifiques chargés de réintroduire le loup dans les Highlands. Ses efforts pour réensauvager la nature meurtrie se heurtent rapidement à l’hostilité des locaux, inquiets pour leur sécurité et celle de leur bétail.
Quand elle découvre le corps atrocement mutilé d’un éleveur, Inti comprend que les coupables seront vite désignés. Sans réfléchir, elle fait disparaître le cadavre. Mais si les loups n’ont rien à voir avec tout ça, quel monstre rôde donc dans les forêts ?
Véritable phénomène en librairie, ce roman de Charlotte McConaghy est avant tout l’histoire inoubliable d’une femme sensible à la douleur du monde, prête à tout pour sauver les êtres qu’elle aime.
Un jour de mai 1980, Ilaria, huit ans, monte dans la voiture de son père à la sortie de l’école. De petits hôtels en aires d’autoroute, l’errance dans le nord de l’Italie se prolonge. En pensant à sa mère, I’enfant se promet de ne plus pleurer. Elle apprend à conduire et à mentir, découvre Trieste, Bologne, l’internat à Rome, une vie paysanne et solaire en Sicile. Grâce aux jeux, à la radio, à Claudia, Isabella ou Vito, l’enlèvement ressemble à une enfance presque normale. Mais le père boit trop, fume trop il est un « guépard nerveux » dans un nuage de fumée. S’il la prend par la main, mieux vaut ne pas la retirer ; ni reculer son visage quand il lui pince la joue. Ilaria observe, ressent tout.
Dans une langue saisissante, rapide et précise, ce roman relate de l’intérieur l’écroulement d’une petite fille qui doit accomplir seule l'apprentissage de la vie.