Entre les ruines fumantes de Gaza et les pages jaunies des livres, un vieil homme attend. Il attend quoi ? Peut-être que quelqu'un s'arrête enfin pour écouter. Car les livres qu'il tient entre ses mains ne sont pas que des objets – ils sont les fragments d'une vie, les éclats d'une mémoire, les cicatrices d'un peuple.
Quand un jeune photographe français pointe son objectif vers ce vieillard entouré de livres, il ignore qu'il s'apprête à traverser le miroir.
De l'exode à la prison, des engagements à la désillusion politique, du théâtre aux amours, des enfants qu'on voit grandir et vivre, aux drames qui vous arrachent ceux que vous aimez, sa voix nous guide à travers les labyrinthes de l'Histoire et de l'intime. Dans un monde où les bombes tentent d'avoir le dernier mot, il nous rappelle que les livres sont notre plus grande chance de survie – non pour fuir le réel, mais pour l'habiter pleinement. Comme si, au milieu du chaos, un homme qui lit était la plus radicale des révolutions.
New York, milieu du XXᵉ siècle. Issus de la bonne bourgeoisie new-yorkaise, les frères Holt, Seymour et Randall, ont été retrouvés morts dans leur maison, aux abords de Manhattan : un manoir en ruine, encombré du sol au plafond de toutes sortes d'objets et de détritus sous lesquels gisaient leurs corps.
Stupéfaite par un tel capharnaüm, la police réussit à se frayer un chemin jusqu'à eux et se met alors en quête d'une réponse : comment ces deux hommes - riches, talentueux et promis à un grand avenir - ont-ils pu connaître pareille déchéance ?
Inspiré d'un fait divers qui avait fait sensation dans les années 1940, Les frères Holt retrace le destin de ces deux frères dans un récit tragique et envoûtant.
Nouvelle traduction de Julie Wolkenstein. Au tout début du XXᵉ siècle, une vallée reculée des montagnes du Massachusetts. Charity Royall a dix-neuf ans et elle ne se fait aucune illusion. Elle s'est presque résignée à une vie étriquée. Mais, en un été, elle vivra en accéléré toutes les étapes d'un amour qu'elle sait d'emblée condamné, par la société, mais surtout par son propre caractère : lucide, rebelle, orgueilleux, courageux. Si "Été" a fait scandale à sa parution en 1917, c'est qu'il adopte le point de vue d'une jeune femme qui assume ses désirs et voit les hommes tels qu'ils sont. Pendant estival, féminin et charnel d'"Ethan Frome" (également traduit par Julie Wolkenstein), "Été" est un autre chef-d'oeuvre. La nature rayonnante y est au diapason de la sensualité de Charity, et sa résolution douce-amère est à son image : désenchantée mais puissante.
Un récit sur l'émancipation et la révolution intérieure d'une adolescente, explorant sexualité, transgression et violence. À 17 ans, l’âge des serments d’amitié et des poèmes de Rimbaud, une jeune fille fume une cigarette à la fenêtre de sa chambre. Cette transgression déclenche la fureur de sa mère, qui pose un ultimatum : l’adolescente devra produire un certificat de virginité. L’examen gynécologique forcé sera sa « première fois ».
Comment sortir de l’enfance quand les adultes nous trahissent ? Comment aimer quand ceux qui nous aiment nous détruisent ? Une écriture puissante qui n’oublie ni l’ardeur ni la drôlerie, un récit des premières fois, du désir, de la générosité et de la force qui président à la naissance d’une femme.
« Un formidable et irrévérencieux récit d’émancipation, porté par un souffle de liberté enivrant. ».
Au début, elles étaient quatre. Il y avait cette annonce d'un hameau à vendre, loin de tout. Naît alors un rêve, le projet d'un lieu construit par et pour les femmes. Claude, Harriet, Élie et Anna l’ont fait. Jeunes, vieilles, toutes forgées par les tentatives d’autres avant elles, guerrières jusque-là tenues au silence.
Seulement voilà, aujourd'hui, Claude doit répondre du meurtre d'un homme. Face à elle, deux gendarmes attendent qu’elle reprenne tout depuis le début. De l’utopie à la riposte. Ce jour où Claude et ses sœurs ont pris les armes.
Ce roman est le récit d’une quête pour se réinventer, une ode à l’amitié et à la liberté.
Quarante livres, huit pseudonymes, deux Prix Goncourt... Romain Gary est l'infatigable conteur de la comédie humaine. Par sa vitalité et son humour, il est l'un des écrivains les plus fascinants du XXe siècle. "Recommencer, revivre, fut la plus grande tentation de mon existence." Lituanien d'origine, fils de l'exil devenu héros de la France libre, diplomate en Amérique, romancier double... Gary se démultipliera, triomphant de sa hantise : "l'assignation identitaire". Au coeur de son oeuvre visionnaire, une implacable espérance en l'humanité. A dix-sept ans, Maria Pourchet découvre Romain Gary, choc littéraire qui lui inspire une vision du monde et peut-être une vocation. Elle lui consacre un été amoureux, gai et sensible, mené comme un tango.
Au printemps 2020, les trois filles de Lara retournent dans la ferme familiale, une idyllique cerisaie du Michigan. Cherchant à égayer l’éreintante cueillette à laquelle elles sont assignées, elles supplient leur mère de leur raconter l’histoire du célèbre acteur Peter Duke avec lequel elle a partagé la scène et une passion l’été de ses vingt-quatre ans. À mesure que Lara exhume son passé, les trois jeunes femmes redécouvrent leur mère et s’interrogent sur leur propre trajectoire.
Un été à soi est une douce méditation sur l’amour conjugal et l’amour fou de jeunesse, ce qui a été et qui aurait pu être, et un éloge au temps qu’il nous est donné de vivre avec nos proches.
"Nous sommes au seuil de la vie, au début d'une amitié qui exigera tout de nous, mais nous n'en savons encore rien, nous ne connaissons pas les cartes que la vie nous a distribuées, la partie n'a pas encore commencé, nous pouvons encore être libres, nous pouvons encore tout souhaiter." Elles sont quatre : il y a Nene la romantique, Ira la cérébrale, Dina l'idéaliste et Keto l'observatrice. Voisines depuis l'enfance, elles grandissent ensemble à Tbilissi, en Géorgie, au moment où l'Union soviétique s'effondre et où se pose la question de l'avenir de leur pays. Chacune à leur manière, les quatre amies vont faire l'expérience de l'amour, de l'espoir, de la déception, de la trahison, et être confrontées aux conséquences de ces événements politiques et historiques qui feront bifurquer à jamais leurs existences. Fresque romanesque monumentale, La lumière vacillante donne naissance à un quatuor féminin inoubliable, mû par la passion et par des idéaux qui se heurtent à la dureté de l'Histoire.
Traductrice de poésie chinoise, Hayley a abandonné sa carrière pour élever seule sa jeune fille, Frith, dans une cabane au pied des montagnes du Vermont, où toutes deux survivent grâce à leur pommeraie et au sirop d’érable qu’elles produisent. Loin de connaître les raisons qui ont poussé sa mère à se réfugier ici, Frith s’imagine reine de ce paradis sauvage. Jusqu’au jour où Rose, une artiste locale, frappe à leur porte et bouleverse leur vie.
Près de trente ans plus tard, Frith se remémore ces jours heureux… Un roman tout en pudeur et délicatesse sur les pertes de l’enfance, les amitiés indéfectibles et la force inébranlable de l’amour entre mère et fille.
"Pourquoi prendre l'avion alors que je pouvais rallier New York en voiture et devenir enfin le genre de femme détendue et équilibrée que j'avais toujours voulu être ? C'était peut-être le grand tournant de mon existence." Après avoir reçu une jolie somme d'argent, une quadragénaire, mère de famille et artiste vaguement célèbre, saisit l'occasion pour s'offrir un séjour dans un bel hôtel à New York. Elle traversera le pays en voiture depuis Los Angeles durant trois semaines. Vingt minutes après avoir laissé mari et enfant à la maison, elle décide de s'arrêter dans une petite bourgade pour faire le plein et de passer la nuit à l'Excelsior. Un motel où elle croise Davey, un homme au regard magnétique. Commence alors une aventure bien différente de celle qu'elle avait prévue. Avec un humour échevelé et une audace détonante, Miranda July raconte l'histoire d'une femme qui, à l'aube de la cinquantaine, se risque à réinventer sa vie familiale, personnelle et sexuelle.
C’est dans les hauteurs d’un petit bourg de montagne qu’Emilia vient s’installer. De la maison d’en face, le maître d’école l’épie par la fenêtre, bien résolu à défendre son espace de tranquillité et à ne pas tisser des liens avec sa nouvelle voisine. La jeune femme finit pourtant par entrer dans sa vie, sans rien dévoiler d’elle-même. Pourquoi est-elle-là ? Quel est son passé ? Même la liaison amoureuse entre les deux trentenaires ne suffit pas à faire tomber les masques. Chacun sent cependant chez l’autre un abîme semblable au sien et une même certitude : le village de Sassaia est leur refuge, la seule solution pour échapper au passé et à un avenir auquel tous deux ont cessé de croire. Sans sentimentalisme, Silvia Avallone entraîne le lecteur dans le récit poignant d’une renaissance.