Après le très remarqué "Tenir sa langue" qui évoquait ses premières années en France, Polina Panassenko, dans dans ce nouveau récit, raconte son retour en Russie. Elle à vingt ans et veut intégrer la très prestigieuse école du Théâtre National de Moscou. Elle y passe des auditions et commence ses premiers cours tout en résidant chez son grand-père. Vladimir Poutine vient d'être réélu, des manifestations se déroulent sous ses fenêtres mais toujours une forme de silence demeure autour de cette agitation. Il ne faut pas parler à "voix haute", les murs ont toujours des oreilles et ce sentiment ne passe pas et se transmet de génération en génération.
A partir de très peu de documents, une photo, quelques objets, Polina Panssenko se lance dans un voyage au bout de la mémoire qui la plonge dans l'héritage de son pays, mettant au jour des vies brisées par le Goulag et la peur qui se transmet de génération en génération. Elle partira pour la Kolima, refaisant ainsi le chemin de son ancêtre déporté en Sibérie.