« Lettres de 1929 (juillet à décembre) » H.P. Lovecraft éd Lyre Presse
Howard Phillips Lovevraft, le père du récit fantastique moderne, dans le texte : « AVERTISSEMENT ! N'essayez pas de lire ceci en une seule fois ! Cette lettre m'a pris une semaine pour l'écrire graduellement, et elle fait juste 70 pages … ce qui en fait, pour autant que je me souvienne, la plus longue que j'aie jamais écrite au cours d'une vie qui totalise désormais 39 ans, 2 mois et 26 jours. Pax Vobiscum ! »
Le grand marginal de la littérature américaine voit enfin un éditeur français prendre en charge l'édition d'une partie de sa correspondance, à savoir les lettres écrites entre juillet et décembre 1929. Une trentaine de missives permettant de mieux appréhender celui qui n'a eu cesse de créer la polémique quant à ses idées, sa vision de l'homme et du monde, et dont la lecture s'apparente à une plongée au coeur d'un esprit fascinant et ténébreux.
Un premier volume de lettres dont on espère qu'il sera immanquablement suivi d'autres traductions de ce grand épistolier que fut le « maître de Providence ».
Howard Phillips Lovevraft, le père du récit fantastique moderne, dans le texte : « AVERTISSEMENT ! N'essayez pas de lire ceci en une seule fois ! Cette lettre m'a pris une semaine pour l'écrire graduellement, et elle fait juste 70 pages … ce qui en fait, pour autant que je me souvienne, la plus longue que j'aie jamais écrite au cours d'une vie qui totalise désormais 39 ans, 2 mois et 26 jours. Pax Vobiscum ! »
Le grand marginal de la littérature américaine voit enfin un éditeur français prendre en charge l'édition d'une partie de sa correspondance, à savoir les lettres écrites entre juillet et décembre 1929. Une trentaine de missives permettant de mieux appréhender celui qui n'a eu cesse de créer la polémique quant à ses idées, sa vision de l'homme et du monde, et dont la lecture s'apparente à une plongée au coeur d'un esprit fascinant et ténébreux.
Un premier volume de lettres dont on espère qu'il sera immanquablement suivi d'autres traductions de ce grand épistolier que fut le « maître de Providence ».
« Le livre des violences » W.T. Vollmann - éd. Tristram
Six ans après sa parution américaine, « le livre des violences » sort enfin en France, dans une version «abrégée », puisque ne conservant que 1/3 de l'édition d'origine. Ce qui fait tout de même plus de 900 pages …
Sous la forme du traité, l'auteur nous convie aussi bien à une étude historique sur la légitimité du recours à la force qu'à une réflexion sociale sur le fléau de la violence en divers endroits du globe, en se plaçant dans la veine des essais voltairiens, sur l'intolérance notamment, des récits de voyage de Orwell ou de London. La synthèse du travail « vollmannien » et son chapitre intitulé « le calcul moral » nous amènent en fin de compte à nous poser cette ultime question : quand le statut de la violence passe-t-il de condamnable à légitime ? Vaste question qui nécessitait certainement un travail de cette ampleur (23 ans de travail ont été nécessaires à l'écriture du livre). Flaubert nous rappellait que « les grands maîtres sont toujours excessifs ». C'est le même Flaubert, romancier, qui nous éclaire peut-être également le mieux sur la façon de recevoir cette oeuvre à la croisée des chemins philosophique, sociologique, historique : « on peut juger de la bonté d'un livre à la vigueur des coups de poing qu'il vous a données et à la longueur de temps qu'on est ensuite à en revenir. »
Six ans après sa parution américaine, « le livre des violences » sort enfin en France, dans une version «abrégée », puisque ne conservant que 1/3 de l'édition d'origine. Ce qui fait tout de même plus de 900 pages …
Sous la forme du traité, l'auteur nous convie aussi bien à une étude historique sur la légitimité du recours à la force qu'à une réflexion sociale sur le fléau de la violence en divers endroits du globe, en se plaçant dans la veine des essais voltairiens, sur l'intolérance notamment, des récits de voyage de Orwell ou de London. La synthèse du travail « vollmannien » et son chapitre intitulé « le calcul moral » nous amènent en fin de compte à nous poser cette ultime question : quand le statut de la violence passe-t-il de condamnable à légitime ? Vaste question qui nécessitait certainement un travail de cette ampleur (23 ans de travail ont été nécessaires à l'écriture du livre). Flaubert nous rappellait que « les grands maîtres sont toujours excessifs ». C'est le même Flaubert, romancier, qui nous éclaire peut-être également le mieux sur la façon de recevoir cette oeuvre à la croisée des chemins philosophique, sociologique, historique : « on peut juger de la bonté d'un livre à la vigueur des coups de poing qu'il vous a données et à la longueur de temps qu'on est ensuite à en revenir. »
« Un coeur intelligent » A. Finkielkraut - Stock / Flammarion
Le titre du dernier ouvrage d'Alain Finkielkraut renvoie à cette supplique du roi Salomon adressée à Dieu, lui adjurant de lui accorder « un coeur intelligent ». La mise en rapport de ce passage de la Bible et des lectures que le philosophe fera de 9 classiques de la littérature ne vous semble pas évident ? Il s'agit pourtant d'adresser cette prière au roman, à ces romans choisis par l'auteur, pour tenter une explication du monde, sans séparer l'affect de l'intellect. Cet (apparent) oxymore - ce « coeur intelligent » - est justement l'âme du roman, ce « territoire où personne n'est détenteur de la vérité » (Kundera), où la connaissance succède à l'existence, où l'intelligence « théorique » n'est pas plus propice à l'exploration de l'existence que la sentimentalité pure. Seule la rencontre de quelques grandes oeuvres permettra ce déchiffrement du monde. Via des auteurs comme Kundera, Dostoïevski, Grossmann, Conrad, James - entre autres -, Alain Finkielkraut nous y initie, subtilement, intelligemment.
Le titre du dernier ouvrage d'Alain Finkielkraut renvoie à cette supplique du roi Salomon adressée à Dieu, lui adjurant de lui accorder « un coeur intelligent ». La mise en rapport de ce passage de la Bible et des lectures que le philosophe fera de 9 classiques de la littérature ne vous semble pas évident ? Il s'agit pourtant d'adresser cette prière au roman, à ces romans choisis par l'auteur, pour tenter une explication du monde, sans séparer l'affect de l'intellect. Cet (apparent) oxymore - ce « coeur intelligent » - est justement l'âme du roman, ce « territoire où personne n'est détenteur de la vérité » (Kundera), où la connaissance succède à l'existence, où l'intelligence « théorique » n'est pas plus propice à l'exploration de l'existence que la sentimentalité pure. Seule la rencontre de quelques grandes oeuvres permettra ce déchiffrement du monde. Via des auteurs comme Kundera, Dostoïevski, Grossmann, Conrad, James - entre autres -, Alain Finkielkraut nous y initie, subtilement, intelligemment.
Autres curiosités
« Histoire de chambre » Michelle Perrot - éd Seuil
450 pages pour répertorier et inventorier la chambre à coucher. Les chambres d'écrivains de Marcel Proust et de Virginia Woolf, celle de Georges Sand qui meurt dans son lit et évoque le temps où l'on naissait et trépassait à la maison. « Le lit est tout le mariage » disait Balzac, Zola fait mourir Nana dans une chambre d'hôtel et Gervaise hors de la chambre signifiant ainsi l'anéantissement de sa réussite sociale. Chambre royale d'accès réservé, chambre rurale où toute la famille s'entasse, usage du papier peint en Angleterre à partir du XVIIIème siècle, démocratisation de la couette... Une exposition variée et de multiples variations autour d'un concept qui prend valeur de phénomène sociologique.
450 pages pour répertorier et inventorier la chambre à coucher. Les chambres d'écrivains de Marcel Proust et de Virginia Woolf, celle de Georges Sand qui meurt dans son lit et évoque le temps où l'on naissait et trépassait à la maison. « Le lit est tout le mariage » disait Balzac, Zola fait mourir Nana dans une chambre d'hôtel et Gervaise hors de la chambre signifiant ainsi l'anéantissement de sa réussite sociale. Chambre royale d'accès réservé, chambre rurale où toute la famille s'entasse, usage du papier peint en Angleterre à partir du XVIIIème siècle, démocratisation de la couette... Une exposition variée et de multiples variations autour d'un concept qui prend valeur de phénomène sociologique.
« L'Atelier du roman » – éd.Flammarion
L'atelier du roman, revue littéraire de pointe à parution trimestrielle, fut fondée en 1993 par Lakis Proguidis. Sa ligne éditoriale est axée autour de la critique, de la réflexion et de la création, puisqu' on y retrouve des commentaires sur des oeuvres contemporaines et plus anciennes, des critiques, des nouvelles, des chroniques, des entretiens avec des romanciers, des études « pointues » sur des auteurs ayant marqué l'histoire de la littérature, des discussions autour des évolutions romanesques.
Ambitionnant d'être la revue dans laquelle les écrivains expriment leurs réflexions sur l'art du roman, elle a recueilli les contributions (entre autres) de Milan Kundera, Philippe Muray, Benoît Duteurtre, Michel Houellebecq, François Taillandier, Lakis Proguidis, Michel Déon, Alain Finkielkraut, François Ricard, Günter Grass et d'Ernesto Sabato.
Dernière parution : n° 59
L'atelier du roman, revue littéraire de pointe à parution trimestrielle, fut fondée en 1993 par Lakis Proguidis. Sa ligne éditoriale est axée autour de la critique, de la réflexion et de la création, puisqu' on y retrouve des commentaires sur des oeuvres contemporaines et plus anciennes, des critiques, des nouvelles, des chroniques, des entretiens avec des romanciers, des études « pointues » sur des auteurs ayant marqué l'histoire de la littérature, des discussions autour des évolutions romanesques.
Ambitionnant d'être la revue dans laquelle les écrivains expriment leurs réflexions sur l'art du roman, elle a recueilli les contributions (entre autres) de Milan Kundera, Philippe Muray, Benoît Duteurtre, Michel Houellebecq, François Taillandier, Lakis Proguidis, Michel Déon, Alain Finkielkraut, François Ricard, Günter Grass et d'Ernesto Sabato.
Dernière parution : n° 59





