« Manabé Shima », Florent Chavouet - éd Philippe Picquier.
Après le très urbain « Tokyo Sanpo », ballade dans la capitale nippone, c’est sur la petite île de « Manabé Shima » dans la mer intérieure du Japon que nous emmène Florent Chavouet. Sur le mode de l’humour, il croque les personnages, les bâtiments et surtout les intérieurs japonais. Il y a eu une évolution dans son dessin, beaucoup plus coloré, avec plus de contrastes, mais surtout dans sa narration. Il nous montre un coté plus intime de la vie des habitants, leur quotidien, leurs petites habitudes. Sans jamais être moqueur, il souligne les différences culturelles, et s’en amuse.
Entre récit de voyage, carnet de croquis et étude de comportements, « Manabé Shima » est une formidable entrée pour appréhender la culture japonaise. En prime dans cet album, une magnifique carte de l’île détachable, et un schéma pour fabriquer un pistolet à élastiques à partir de deux paires de baguettes !
Après le très urbain « Tokyo Sanpo », ballade dans la capitale nippone, c’est sur la petite île de « Manabé Shima » dans la mer intérieure du Japon que nous emmène Florent Chavouet. Sur le mode de l’humour, il croque les personnages, les bâtiments et surtout les intérieurs japonais. Il y a eu une évolution dans son dessin, beaucoup plus coloré, avec plus de contrastes, mais surtout dans sa narration. Il nous montre un coté plus intime de la vie des habitants, leur quotidien, leurs petites habitudes. Sans jamais être moqueur, il souligne les différences culturelles, et s’en amuse.
Entre récit de voyage, carnet de croquis et étude de comportements, « Manabé Shima » est une formidable entrée pour appréhender la culture japonaise. En prime dans cet album, une magnifique carte de l’île détachable, et un schéma pour fabriquer un pistolet à élastiques à partir de deux paires de baguettes !
« Bye Bye Babylone », Lamia Ziadé - éd Denoël.
‘Bye bye Babylone, Beyrouth 1975-1979’ est un roman graphique de Lamia Ziadé, illustratrice et touche à tout. Dans un style très personnel, qualifié de pop, elle raconte par le prisme de l’enfance son expérience du Beyrouth des années 70. D’abord complètement dépassée par les forces et les enjeux en présence, nous assistons en même temps qu’elle à sa découverte de la télévision en couleurs, et de la réalité et de l’absurdité de la guerre libanaise.
Loin du cours de géopolitique, Lamia Ziadé nous livre son ressenti, et ses souvenirs. Son Beyrouth était une ville de fête, ouverte sur le monde, avec des supermarchés modernes, et des pâtisseries incroyables. Qu’essaye de nous dire Lamia Ziadé avec sa guerre aux couleurs chatoyantes et sucrées, bref, une guerre pop ?
‘Bye bye Babylone, Beyrouth 1975-1979’ est un roman graphique de Lamia Ziadé, illustratrice et touche à tout. Dans un style très personnel, qualifié de pop, elle raconte par le prisme de l’enfance son expérience du Beyrouth des années 70. D’abord complètement dépassée par les forces et les enjeux en présence, nous assistons en même temps qu’elle à sa découverte de la télévision en couleurs, et de la réalité et de l’absurdité de la guerre libanaise.
Loin du cours de géopolitique, Lamia Ziadé nous livre son ressenti, et ses souvenirs. Son Beyrouth était une ville de fête, ouverte sur le monde, avec des supermarchés modernes, et des pâtisseries incroyables. Qu’essaye de nous dire Lamia Ziadé avec sa guerre aux couleurs chatoyantes et sucrées, bref, une guerre pop ?
« Lucky Luke contre Pinkerton », Benacquista, Pennac, Achdé - éd Lucky Comics.
Un nouvel album de Lucky Luke ? Oui, les aventures de l’homme qui tire plus vite que son ombre continuent. On retrouve au scénario Pennac et Benacquista. Les deux complices jouent avec l’image du ‘cowboy solitaire loin de chez lui’. En effet, Lucky Luke se retrouve ‘has been’ et se fait surpasser par l’efficacité et les méthodes douteuses de l’agence de détectives Pinkerton. Il prend donc une retraite à la fois méritée et forcée, raillé par son célèbre cheval, Joly Jumper. Avec un dessin fortement calqué sur celui de Morris, tous les personnages incontournables sont présents : Rantanplan est plus bête que jamais, les Daltons plus Daltons que jamais ! un régal pour les fans, un plaisir pour tous, petits et grands.
Un nouvel album de Lucky Luke ? Oui, les aventures de l’homme qui tire plus vite que son ombre continuent. On retrouve au scénario Pennac et Benacquista. Les deux complices jouent avec l’image du ‘cowboy solitaire loin de chez lui’. En effet, Lucky Luke se retrouve ‘has been’ et se fait surpasser par l’efficacité et les méthodes douteuses de l’agence de détectives Pinkerton. Il prend donc une retraite à la fois méritée et forcée, raillé par son célèbre cheval, Joly Jumper. Avec un dessin fortement calqué sur celui de Morris, tous les personnages incontournables sont présents : Rantanplan est plus bête que jamais, les Daltons plus Daltons que jamais ! un régal pour les fans, un plaisir pour tous, petits et grands.
« L’homme de mes rêves », Nadja – éd Cornélius.
Laissant de côté les livres pour enfants, Nadja nous livre un rêve fort et sombre sur la dépendance psychologique et physique qui peut s’instaurer entre deux personnes. Une femme est complètement obnubilée par un homme qui la dédaigne et la rabaisse. Au départ aveuglée, elle en prend lentement conscience. Nadja joue à la fois avec son héroïne et son lecteur, en rendant floues les frontières de la réalité et de la fiction. Un basculement intervient dans le récit et dans la vie de Nadja/ Kate quand elle décide de fuir son bourreau sur une impulsion. Elle entre alors dans la forêt, semblable à celle des contes, et peu à peu se construit une autre vie, plus lumineuse, jusqu’à ce que le récit et sa vie rebasculent.
Un dessin sombre, comme sur la couverture, un peu inquiétant…
Laissant de côté les livres pour enfants, Nadja nous livre un rêve fort et sombre sur la dépendance psychologique et physique qui peut s’instaurer entre deux personnes. Une femme est complètement obnubilée par un homme qui la dédaigne et la rabaisse. Au départ aveuglée, elle en prend lentement conscience. Nadja joue à la fois avec son héroïne et son lecteur, en rendant floues les frontières de la réalité et de la fiction. Un basculement intervient dans le récit et dans la vie de Nadja/ Kate quand elle décide de fuir son bourreau sur une impulsion. Elle entre alors dans la forêt, semblable à celle des contes, et peu à peu se construit une autre vie, plus lumineuse, jusqu’à ce que le récit et sa vie rebasculent.
Un dessin sombre, comme sur la couverture, un peu inquiétant…
« Cléo », Fred Bernard - éd Nil.
Cléo est une jeune trentenaire. Contrairement aux héroïnes habituelles de Fred Bernard -comme la fantasque Jeanne Picquigny-, elle habite à Paris, dans un petit appartement. Elle a un travail un peu stressant, mais ce n’est pas si grave. Elle travaille à la télévision, mais n’en fait pas tout un plat. Bref Cléo est une jeune fille comme les autres. On plonge avec plaisir dans sa petite vie, boulot, sorties avec ses copines, à qui elle raconte (presque) tout. Cléo aborde la vie d’une manière à la fois légère et grave. Ce qui importe pour elle c’est trouver le grand amour, et en attendant elle papillonne. En noir et blanc, toujours sensuel, voire érotique, Fred Bernard dessine des femmes jolies. Pour notre plus grand plaisir.
Cléo est une jeune trentenaire. Contrairement aux héroïnes habituelles de Fred Bernard -comme la fantasque Jeanne Picquigny-, elle habite à Paris, dans un petit appartement. Elle a un travail un peu stressant, mais ce n’est pas si grave. Elle travaille à la télévision, mais n’en fait pas tout un plat. Bref Cléo est une jeune fille comme les autres. On plonge avec plaisir dans sa petite vie, boulot, sorties avec ses copines, à qui elle raconte (presque) tout. Cléo aborde la vie d’une manière à la fois légère et grave. Ce qui importe pour elle c’est trouver le grand amour, et en attendant elle papillonne. En noir et blanc, toujours sensuel, voire érotique, Fred Bernard dessine des femmes jolies. Pour notre plus grand plaisir.
Bandes dessinées
« Mers perdues », Jacques Abeille, François Schuiten - éd Attila.
Parti du texte « Les jardins statuaires » de Jacques Abeille, « Les mers perdues » est avant tout une rencontre entre deux formidables artistes, un conteur et un illustrateur. François Schuiten, dessinateur, est principalement connu pour son cycle des cités obscures, avec Peeters. Il livre ici un travail différent, plus sensible, peut être moins froid que son très technique dessin d’architecte. Dans une langue qui rappelle celle de Jules Verne, Jacques Abeille livre à la première personne le récit d’un jeune homme embarqué dans une aventure folle. À une époque indéterminée, une expédition, entourée de secret, est montée par un mystérieux mécène pour explorer les confins d’une terre quasi déserte. Quelle est l’objectif de cette entreprise ? Découvrir un minerai précieux ? Collecter des informations sur une zone inexplorée? Petit à petit, les spécialistes recrutés pour cette mission, un dessinateur, une géologue et un écrivain apprennent à se connaître. Ni bande dessinée, ni roman graphique, ce livre est un récit formidablement illustré. Il faut là encore saluer le travail des éditions Attila, qui met l’accent sur l’interdépendance du texte et des images, mettant en valeur les unes tout en préservant l’intensité narrative. Pour toutes les personnes qui aiment ouvrir un livre en ne sachant pas ce qu’elles vont y trouver.
Parti du texte « Les jardins statuaires » de Jacques Abeille, « Les mers perdues » est avant tout une rencontre entre deux formidables artistes, un conteur et un illustrateur. François Schuiten, dessinateur, est principalement connu pour son cycle des cités obscures, avec Peeters. Il livre ici un travail différent, plus sensible, peut être moins froid que son très technique dessin d’architecte. Dans une langue qui rappelle celle de Jules Verne, Jacques Abeille livre à la première personne le récit d’un jeune homme embarqué dans une aventure folle. À une époque indéterminée, une expédition, entourée de secret, est montée par un mystérieux mécène pour explorer les confins d’une terre quasi déserte. Quelle est l’objectif de cette entreprise ? Découvrir un minerai précieux ? Collecter des informations sur une zone inexplorée? Petit à petit, les spécialistes recrutés pour cette mission, un dessinateur, une géologue et un écrivain apprennent à se connaître. Ni bande dessinée, ni roman graphique, ce livre est un récit formidablement illustré. Il faut là encore saluer le travail des éditions Attila, qui met l’accent sur l’interdépendance du texte et des images, mettant en valeur les unes tout en préservant l’intensité narrative. Pour toutes les personnes qui aiment ouvrir un livre en ne sachant pas ce qu’elles vont y trouver.






