Buzz-moi, Aurélia Aurita, les impressions nouvelles.
C’est avec 2 tomes d’une bande dessinée autobiographique, dans laquelle elle narrait une rencontre amoureuse et érotique qu’Aurélia Aurita avait marqué les esprits. Elle change ici de sujet mais pas de style (toujours aussi frais, sans être dénué de profondeur) en décortiquant le phénomène médiatique qui avait eu lieu autour de ‘Fraise et chocolat’. Aurita nous fait toujours aussi bien rentrer en douceur dans sa vie, afin d’expliquer le décalage entre ce qu’un auteur a le sentiment de produire et la perception des médias, entre plateaux télé survoltés, presse féminine larguée, et festivals de BD confidentiels. On y croise des stars, comme Beigbeder, mais ce n’est pas ça qui met Aurita dans tous ces états.
C’est avec 2 tomes d’une bande dessinée autobiographique, dans laquelle elle narrait une rencontre amoureuse et érotique qu’Aurélia Aurita avait marqué les esprits. Elle change ici de sujet mais pas de style (toujours aussi frais, sans être dénué de profondeur) en décortiquant le phénomène médiatique qui avait eu lieu autour de ‘Fraise et chocolat’. Aurita nous fait toujours aussi bien rentrer en douceur dans sa vie, afin d’expliquer le décalage entre ce qu’un auteur a le sentiment de produire et la perception des médias, entre plateaux télé survoltés, presse féminine larguée, et festivals de BD confidentiels. On y croise des stars, comme Beigbeder, mais ce n’est pas ça qui met Aurita dans tous ces états.
Silex and the city , Jul, Dargaud.
La vie des Dotcom, famille préhistorique, dans leur tranquille vallée, au moment de la privatisation d’EDF (Energie Du Feu). L’Evolution des espèces est en marche. Le père, Blog, veut faire changer les choses et décide de s’inscrire aux élections de la vallée. Il essaie de rallier les gens à sa cause, mais il devra compter avec les Alter-Darwinistes, le mouvement des sans grottes, la Démocratie lémurienne…Changer une situation de cadre pour en souligner les paradoxes, l’idée n’est pas neuve, mais elle fonctionne. Nous voici donc revenu à l’époque préhistorique, et personne n’est épargné. Serions-nous tous des barbares aux yeux de Jul ?
La vie des Dotcom, famille préhistorique, dans leur tranquille vallée, au moment de la privatisation d’EDF (Energie Du Feu). L’Evolution des espèces est en marche. Le père, Blog, veut faire changer les choses et décide de s’inscrire aux élections de la vallée. Il essaie de rallier les gens à sa cause, mais il devra compter avec les Alter-Darwinistes, le mouvement des sans grottes, la Démocratie lémurienne…Changer une situation de cadre pour en souligner les paradoxes, l’idée n’est pas neuve, mais elle fonctionne. Nous voici donc revenu à l’époque préhistorique, et personne n’est épargné. Serions-nous tous des barbares aux yeux de Jul ?
Rébétiko (la mauvaise herbe), David Prudhomme, Futuropolis.
Né dans la Grèce des années 20, le rébétiko est la musique de l’exil, du déracinement. Jouée par des musiciens arrivés de Turquie, elle se développe dans les bidonvilles et les quartiers mal famés aux abords des grandes villes. En 1936, dans le contexte européen de montée des fascismes, les rébètes, (dont les chansons parlent des pauvres, des femmes, et surtout du haschich), ne sont plus tolérés et une loi interdit leur musique. Croisant la vie de plusieurs rébètes renommés, en mêlant fiction et réalité, Prudhomme nous livre un véritable témoignage d’une époque, et en nous faisant revivre une journée avec ces musiciens à la limite de la marginalité, une œuvre libertaire et grandiose, dans une Grèce inondée de soleil.
Né dans la Grèce des années 20, le rébétiko est la musique de l’exil, du déracinement. Jouée par des musiciens arrivés de Turquie, elle se développe dans les bidonvilles et les quartiers mal famés aux abords des grandes villes. En 1936, dans le contexte européen de montée des fascismes, les rébètes, (dont les chansons parlent des pauvres, des femmes, et surtout du haschich), ne sont plus tolérés et une loi interdit leur musique. Croisant la vie de plusieurs rébètes renommés, en mêlant fiction et réalité, Prudhomme nous livre un véritable témoignage d’une époque, et en nous faisant revivre une journée avec ces musiciens à la limite de la marginalité, une œuvre libertaire et grandiose, dans une Grèce inondée de soleil.
Le Roi Rose, David B., Gallimard
Le hollandais volant, navire peuplé de pirates damnés pour l’éternité cherche la rédemption en attaquant d’autres bateaux. L’ennui est grand, car ils leur est impossible de mourir, jusqu’au jour où cet étrange équipage recueille un petit bébé tout rose. Dans cette courte histoire, tirée d’une œuvre de Mac Orlan, on retrouve tout le talent de David B. : imagination débridée, avec un sens graphique aigu et très personnel. Pour le plaisir des petits et des plus grands.
Le hollandais volant, navire peuplé de pirates damnés pour l’éternité cherche la rédemption en attaquant d’autres bateaux. L’ennui est grand, car ils leur est impossible de mourir, jusqu’au jour où cet étrange équipage recueille un petit bébé tout rose. Dans cette courte histoire, tirée d’une œuvre de Mac Orlan, on retrouve tout le talent de David B. : imagination débridée, avec un sens graphique aigu et très personnel. Pour le plaisir des petits et des plus grands.
Coronado, Loustal, Lehane, Casterman/ Rivages Noir.
« Aujourd’hui, je sors de prison et mon père vient me chercher au volant d’une Buick Skylark volée, avec de la coke dans la boîte à gants et une pute prénommée Mandy sur la banquette arrière (…) ». Ce sont les premiers mots de Coronado : Le ton est donné. Le style est noir, percutant, inspiré du cinéma, tant dans le dessin de Loustal, que l’écriture et les thèmes abordés par Lehane. Rapports humains ambigus, perte de mémoire, cadavres qui disparaissent… On joue avec les codes du roman noir, et tous les ingrédients sont réunis pour un petit bijou du genre.
« Aujourd’hui, je sors de prison et mon père vient me chercher au volant d’une Buick Skylark volée, avec de la coke dans la boîte à gants et une pute prénommée Mandy sur la banquette arrière (…) ». Ce sont les premiers mots de Coronado : Le ton est donné. Le style est noir, percutant, inspiré du cinéma, tant dans le dessin de Loustal, que l’écriture et les thèmes abordés par Lehane. Rapports humains ambigus, perte de mémoire, cadavres qui disparaissent… On joue avec les codes du roman noir, et tous les ingrédients sont réunis pour un petit bijou du genre.
Bandes dessinées





