« Plaidoyer pour Eros » Siri Hustvedt éd Actes Sud
Un recueil de récits passionnants plein de sincérité et d'intelligence sur la formation d'un être cher à notre coeur de lecteur, l'auteur par elle même. Siri Hustvedt est une universitaire américaine connue surtout en France pour son travail de romancière et notamment pour « Tout ce que j'aimais » qui fut un immense succès international et que nous recommandons toujours avec le même enthousiasme. Ce livre est un portrait d'écrivain très attachant qui dresse avec simplicité et humanité la cartographie d'une vocation impérieuse, indissociable de son parcours personnel. C'est le tableau d'un pays que l'on apprécie de percevoir avec autant de finesse. C'est un livre où l'on parle à chaque ligne de cette puissance de vie et d'amour que sollicite certains êtres lumineux qui forcent notre admiration. Ne vous en privez surtout pas.
Un recueil de récits passionnants plein de sincérité et d'intelligence sur la formation d'un être cher à notre coeur de lecteur, l'auteur par elle même. Siri Hustvedt est une universitaire américaine connue surtout en France pour son travail de romancière et notamment pour « Tout ce que j'aimais » qui fut un immense succès international et que nous recommandons toujours avec le même enthousiasme. Ce livre est un portrait d'écrivain très attachant qui dresse avec simplicité et humanité la cartographie d'une vocation impérieuse, indissociable de son parcours personnel. C'est le tableau d'un pays que l'on apprécie de percevoir avec autant de finesse. C'est un livre où l'on parle à chaque ligne de cette puissance de vie et d'amour que sollicite certains êtres lumineux qui forcent notre admiration. Ne vous en privez surtout pas.
Le touriste, Olen Steinhauer, Liana Lévi
Les « touristes », c’est le nom de code que se donnent entre eux des agents des services secrets américains. En marge de tous budgets, ils n’ont de comptes à rendre qu’à leur hiérarchie, habitués à évoluer dans l’ombre et la dissimulation. Ex-« touriste », Milo Weaver est devenu enquêteur pour la CIA. Lors d’une enquête banale, il se retrouve au centre d’une machination impliquant ses anciens « collègues ». La vie qu’il croyait avoir laissée derrière lui le rattrape et il ne peut à présent faire confiance à personne. Jouant avec les codes du roman d’espionnage, avec un rythme maîtrisé, Olen Steinhauer nous plonge dans le monde des services secrets, de l’Europe aux Etats-Unis.
Les « touristes », c’est le nom de code que se donnent entre eux des agents des services secrets américains. En marge de tous budgets, ils n’ont de comptes à rendre qu’à leur hiérarchie, habitués à évoluer dans l’ombre et la dissimulation. Ex-« touriste », Milo Weaver est devenu enquêteur pour la CIA. Lors d’une enquête banale, il se retrouve au centre d’une machination impliquant ses anciens « collègues ». La vie qu’il croyait avoir laissée derrière lui le rattrape et il ne peut à présent faire confiance à personne. Jouant avec les codes du roman d’espionnage, avec un rythme maîtrisé, Olen Steinhauer nous plonge dans le monde des services secrets, de l’Europe aux Etats-Unis.
Nous étions les Mulvaney, Joyce Carol Oates, éd. Stock
Joyce Carol Oates continue toujours sur la même lancée, allant de plus en plus profondément dans la destruction du rêve américain. Au-delà des apparences trompeuses du bonheur parfait, elle pénètre dans les tréfonds d’une Amérique détestable basée sur les a priori et où tout peut basculer en un instant. La famille Mulvaney incarne la réussite. De beaux enfants, de l’argent, la vie au grand air, le respect de la communauté… Jusqu’au jour où « ce qui n’arrive qu’aux autres » leur tombe dessus, Marianne est violée au sortir d’une soirée, ce qui sera le point de rupture. La maison est Mulvaney n’est plus qu’une léproserie qui se désagrége lentement de l’intérieur. Avec un sens de la narration exceptionnel et des qualités littéraires surprenantes, encore un très beau livre de cet auteur prolifique qui ne laisse jamais indifférent.
Joyce Carol Oates continue toujours sur la même lancée, allant de plus en plus profondément dans la destruction du rêve américain. Au-delà des apparences trompeuses du bonheur parfait, elle pénètre dans les tréfonds d’une Amérique détestable basée sur les a priori et où tout peut basculer en un instant. La famille Mulvaney incarne la réussite. De beaux enfants, de l’argent, la vie au grand air, le respect de la communauté… Jusqu’au jour où « ce qui n’arrive qu’aux autres » leur tombe dessus, Marianne est violée au sortir d’une soirée, ce qui sera le point de rupture. La maison est Mulvaney n’est plus qu’une léproserie qui se désagrége lentement de l’intérieur. Avec un sens de la narration exceptionnel et des qualités littéraires surprenantes, encore un très beau livre de cet auteur prolifique qui ne laisse jamais indifférent.
Les éclaireurs, Antoine Bello, Gallimard
Dans « les falsificateurs » on apprenait qu’une organisation puissante aux multiples ramifications orientait à sa guise le destin des nations et des peuples. Dans « les éclaireurs », suite qui peut se lire indépendamment, on suit toujours le personnage principal Sliv, et on apprend beaucoup sur les rouages de l’organisation, sur sa formation, ainsi que son but. Fortement ancré dans le monde de l’après 11 septembre, Bello nous donne à réfléchir, à travers ses projections, sur les perspectives d’évolution de l’humanité
Dans « les falsificateurs » on apprenait qu’une organisation puissante aux multiples ramifications orientait à sa guise le destin des nations et des peuples. Dans « les éclaireurs », suite qui peut se lire indépendamment, on suit toujours le personnage principal Sliv, et on apprend beaucoup sur les rouages de l’organisation, sur sa formation, ainsi que son but. Fortement ancré dans le monde de l’après 11 septembre, Bello nous donne à réfléchir, à travers ses projections, sur les perspectives d’évolution de l’humanité
Fuck America, Edgar Hilsenrath, Attila
‘Fuck America’, ce sont ces deux mots que Nathan Bronsky a envie de crier en permanence dans les rues de New York , et notamment au consul général des USA, qui a refusé à son père, alors qu’il fuyait l’Allemagne nazie, l’entrée dans le pays. Ecrivain en devenir, sans le sous, égocentrique et mythomane, Nathan Bronsky nous entraîne avec lui dans le Broadway interlope des années 50, avec ses bars de nuits, ses clochards et ses prostituées. Réflexion brute sur les thèmes de la création et de la condition d’immigré, ’Fuck America’ est un roman surprenant. Première traduction en français de ce texte d’un auteur pourtant reconnu, avec une couverture travaillée et originale, saluons le travail de la jeune maison d’édition Attila.
‘Fuck America’, ce sont ces deux mots que Nathan Bronsky a envie de crier en permanence dans les rues de New York , et notamment au consul général des USA, qui a refusé à son père, alors qu’il fuyait l’Allemagne nazie, l’entrée dans le pays. Ecrivain en devenir, sans le sous, égocentrique et mythomane, Nathan Bronsky nous entraîne avec lui dans le Broadway interlope des années 50, avec ses bars de nuits, ses clochards et ses prostituées. Réflexion brute sur les thèmes de la création et de la condition d’immigré, ’Fuck America’ est un roman surprenant. Première traduction en français de ce texte d’un auteur pourtant reconnu, avec une couverture travaillée et originale, saluons le travail de la jeune maison d’édition Attila.
Romans
« Ramon » Dominique Fernandez ed Grasset
Un « pavé » dirait-on dans le jargon des lecteurs ! Une énorme éclaboussure pour les milieux littéraires et parisiens durant cette sombre époque de l'occupation allemande en France. Une souffrance inépuisable pour le fils, Dominique Fernandez, qui tente de comprendre comment son père, Ramon, homme si cultivé, si avide de connaissance et si brillant a préféré rejoindre les rangs des « forces populaires françaises » leur prêter sa plume et son esprit quelques mois avant sa mort et la libération de la France. C'est une plongée dans l'histoire littéraire et politique de notre pays, c'est aussi le parcours d'un homme si séduisant et si tourmenté qui fréquenta les plus illustres écrivains du 20 ème siècle Proust, Gide, Mauriac et tant d'autres. Dominique Fernandez traque sans répit ce père afin de comprendre comment il pût se fourvoyer à ce point. L'obstination du fils redonne vie à cet homme qu'il nous est permis de redécouvrir aujourd'hui.
Un « pavé » dirait-on dans le jargon des lecteurs ! Une énorme éclaboussure pour les milieux littéraires et parisiens durant cette sombre époque de l'occupation allemande en France. Une souffrance inépuisable pour le fils, Dominique Fernandez, qui tente de comprendre comment son père, Ramon, homme si cultivé, si avide de connaissance et si brillant a préféré rejoindre les rangs des « forces populaires françaises » leur prêter sa plume et son esprit quelques mois avant sa mort et la libération de la France. C'est une plongée dans l'histoire littéraire et politique de notre pays, c'est aussi le parcours d'un homme si séduisant et si tourmenté qui fréquenta les plus illustres écrivains du 20 ème siècle Proust, Gide, Mauriac et tant d'autres. Dominique Fernandez traque sans répit ce père afin de comprendre comment il pût se fourvoyer à ce point. L'obstination du fils redonne vie à cet homme qu'il nous est permis de redécouvrir aujourd'hui.






